Pantalon Burda



Hello


Oui, c'est fou, c'est extraordinaire, le projet de mars du challenge #jecoudsmagarderobecapsule2017 est publié en mars ! Tout comme ceux de janvier et février...;) Un mois très productif donc !


Cela donc été au tour du pantalon cette fois-ci. Il s'agit d'un patronBurda offert par ma maman il y a presque un an, et que j'avais tardé tardé à réaliser. Mais j'avais très peur de coudre un pantalon, et Burda de surcroît. Pourtant, le modèle est très joli et surtout tout simple : pas de poches, pas de ceinture, pas de braguette, uniquement une fermeture éclair sur le côté.


Mais la difficulté venait plutôt de ma propre morphologie. Je dois essayer beaucoup de pantalons dans le commerce avant d'en trouver un qui me convienne. L'intérêt de la couture serait donc de me coudre un vêtement « sur mesure », mais je n'en ai pas encore les capacités. J'avais donc très peur des modifications à apporter à ce patron de base.
Non, je ne suis pas totalement difforme, mais je suis petite, les jambes plutôt courtes (par rapport à mon buste), j'ai un fessier bas et bien rebondi, un peu (voire plus;) )de culotte de cheval, et la taille bien plus fine. Ajoutez à cela des mollets bien développés par 20 ans de danse classique, et vous avez le combo gagnant pour la spécialiste des pantalons qui baillent à la taille, qui compriment les mollets, et qui sont trop larges aux cuisses !
Ah et dernière info : à l'aube de la trentaine, j'ai eu envie de prendre un peu plus soin de moi, et je suis actuellement en « rééquilibrage alimentaire », comme on dit, donc je perds peu à peu mes bourrelets, et je suis complètement paumée quant à mes mensurations en pleine évolution !

Autant vous dire que ce projet a été totalement freestyle, et que le résultat final est finalement assez éloigné du modèle Burda de base.



A l'origine, et selon les mensurations présentées sur le patron, j'étais partie sur un 38 à la taille qui va vers un 40 aux hanches. De plus, le patron étant prévu pour des géantes de 1m65 ;) , j'ai enlevé d'office 9 cm sur la ligne « allonger/raccourcir » placée au niveau des cuisses.
Les jambes n'étaient pas droite, la ligne extérieure présentait un arrondi, que j'avais respecté, et qui, je le croyais, s'accorderait plutôt bien avec mes hanches. Et finalement à l'essayage, ça ne m'allait pas du tout : il y avait un excès de tissu qui donnait un effet « pantalon d'équitation » absolument pas flatteur... Et ça baillait à la taille. Et il tombait à l'entrejambe. Par contre taille haute approuvée. 
J'ai donc dû reprendre toutes les coutures, et défaire la fermeture éclair dont j'étais pourtant particulièrement fière -dans ma rage le découd-vite a même percé le tissu, que j'ai raccommodé tant bien que mal, mais je vais poser un petit patch fleur pour un effet bucolique dès que possible. J'ai donc rétréci l'ensemble, et supprimé l'arrondi des hanches.
Le fit à la taille est parfait (ça c'est appréciable), par contre il y a encore un souci à l'entrejambe, avec des plis en moustache devant... C'est quelque chose que j'ai souvent dans mes pantalons du commerce. La fourche serait à modifier, j'ai l'impression qu'il y a un excès de tissu devant par rapport au dos, c'est assez flagrant quand je m'assois. Il y a également des plis dans la zone des genoux, le tissu remonte à cause de mes mollets épais...
Et tout cela est accentué par un problème indépendant de ma volonté : le tissu, qui est pourtant bien un tissu pour pantalons, mais sans doute plutôt pour pantalons larges à pinces... car il est beau,légèrement brillant et de belle tenue, mais très rigide, et sans aucune élasticité. En d'autres termes : tout va bien tant que je n'essaie pas de m'asseoir ou de faire ma gymnaste : ça tire sur les coutures, et j'ai trop peur que ça craque ! Pourtant, je ne suis absolument pas serrée dedans... Et puis comme j'ai l'intention de perdre encore un peu de poids, peut-être qu'il ira mieux plus tard ? A moins qu'il ne soit devenu trop grand !
Bon, après une journée passée à le porter, il est un peu plus souple, mais il est clairement plus adapté aux occasions guindées.






 ça va craquer, ça va craquer!


Note à moi-même: la prochaine fois, ne mets pas de culotte!


Résultat finalement en demi-teinte, ce pantalon est portable, mais je ne suis pas sûre de beaucoup le porter...
En tous cas, je suis quand même fière d'avoir osé réaliser un pantalon, et je me sens plus à même d'attaquer le jean Safran de Deer and Doe, qui patiente depuis longtemps ! Mais il devra attendre encore un peu, car je ne veux pas passer des heures à adapter un patron, tout ça pour qu'il me soit trop grand 2 mois plus tard... Je vais me tourner vers des cousettes moins prises de tête maintenant (quoi que, j'ai de plus en plus envie de la combinaison...;) ).

Et vous, quelle est la pièce qui est la plus compliquée à adapter à votre morphologie ?





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Bowline Sweater




Hello


Je vous retrouve, toujours en mars, mais pour le projet de février du challenge #je couds ma garde robe capsule 2017, que j'avais pré-sélectionné ici.

Après la prise de tête du short Châtaigne de janvier, celui-ci a été cousu en 1 après-midi/soirée (après les étapes précédentes du décalquage / découpage de tissu).

Il s'agit du Bowline Sweater de Papercut Patterns, qui m'a été offert, ainsi que le tissu, par ma tante à Noël (merci!).



J'avais craqué pour ce sweat original, parfait pour les cours du vendredi, quand on n'a pas envie d'être engoncée dans ses vêtements, mais qu'on n'est pas autorisée à venir travailler en pyjama (dommage), et que l'on doit rester présentable.
Son drapé devant est juste adorable.


C'était la première fois que je découvrais cette marque. L'enveloppe est originale, solide et très jolie, mais l'intérieur, bien que complet, un peu décevant, surtout pour le prix, assez cher (18€ chez Cousette). En effet, le livret d'explication n'est pas séparé, mais imprimé sur la planche du patron. Il faut le découper si on souhaite créer un livret indépendant. Et autant dire que le découpage, moi ça m'agace rapidement. Mais bon, je le savais avant, et ça ne s'est pas révélé rédhibitoire.


La plupart des schémas sont clairs, et même si vous ne maîtrisez pas la langue de Shakespeare (et oui, tout est en anglais!), ça ne devrait pas vous poser problème. SAUF pour le burrito. But what is it, me direz-vous, et ce serait bien naturel. Sachez, néophytes, que le burrito est ce drapé que vous trouviez si joli. Ah. C'est sûr que c'est moins sexy, tout de suite on imagine des doigts gras. Et cette angoisse serait bien légitime, car le burrito s'est très vite transformé chez moi en « p***ain de f***ing de b***el de sa*****ie de burrito ». Désolée pour les âmes sensibles. Impossible de comprendre comment plier et assembler ce machin. J'ai pas compris le schéma. J'ai pas compris les explications (ça m'a fait penser au montage de ma dernière étage suédoise, vous savez, ce sont des mots que vous connaissez, mais les uns à côté des autres, ça n'a aucun sens), et summum de l'incompréhension, j'ai pas compris le tutoriel sur le site de la marque.
Je me suis échinée pendant ce qui m'a paru des heures, à replier ce bout de tissu dans tous les sens, à essayer de comprendre le rendu attendu, à bidouiller avec des épingles à nourrice, tout en pestant, jusqu'à ce que la tentation d'attraper les ciseaux ne se fasse de plus en plus pressante. J'ai eu un éclair de lucidité et j'ai finalement décidé de me faire un thé et une petite pause. Après un épisode de Dexter, ma soif de sang a été apaisée, et je me suis remise à la tâche. J'ai lâché prise, pensé « advienne que pourra » et mis mon burrito sous le pied de la machine, découd-vite à portée de main. Mais le miracle s'est produit : c'est tombé tout bon ! Bon, le problème c'est que je suis incapable d'expliquer comment. Mais je me reprendrai la tête une autre fois.
Tout le reste s'enchaîne et s'emboîte parfaitement, aucune difficulté.








J'avais lu que cette marque taillait grand, donc je suis partie sur un XS épaules et poitrine qui rejoint un S aux hanches, mais la prochaine fois je ne m'embêterai pas et ferai tout en XS, vu l'extensibilité du tissu. d'ailleurs je me demande même s'il n'est pas encore un peu grand aux épaules. Qu'en pensez-vous?

Il s'agit d'ailleurs d'un jersey de laine épais tout doux d'excellente qualité, qui fut plutôt pénible à couper proprement, mais qui est très agréable à porter, un doudou.
Je suis très satisfaite de cette cousette, je l'adore, je l'ai déjà portée plusieurs fois. En revanche, Chéri-Poulet hurle « burrito ! » dès qu'il me voit arriver avec, le terme lui a beaucoup plu !

Pour finir, j'annonce officiellement qu'il s'agit de mon nouveau sweat préféré. J'adore mes 2 Confortables de MLM, mais le drapé de celui-ci donne un petit supplément d'originalité qui apporte (un peu) d'élégance à cette pièce plutôt décontractée de la garde robe.
J'ai déjà envie d'une autre version, peut-être avec un autre jersey, comme celui-ci, rayé gris et blanc léger. Sinon, les sweats d'Ivanne Soufflet, la version Trop Top, ou bien l'adaptation de la blouse Diamond (que j'ai déjà cousue) me plaisent bien aussi... Mais cela attendra quelques mois, car j'ai maintenant plutôt envie de pièces printanières !



Et vous, est-ce que vous portez des sweats ? Quel est votre modèle préféré ?






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(Indiana Jones et) Le Short Maudit


Hello


Pire que les malédictions de Rascar Capac et du Black Pearl réunies, laissez-moi vous présenter la terrible légende du short maudit.


Il était une fois, dans la far far High Loire, une héroïne courageuse, qui, bien qu'elle connaisse son incapacité chronique à respecter les dates limites, avait décidé de relever un défi couture dont la renommée avait atteint les moindres recoins du royaume, le célèbre défi de Clo's #jecoudsmagarderobecapsule2017.
Après avoir présenté ses différents projets prévus, un patron fut élu pour pour le froid mois de janvier. Malgré une volonté farouche, les obstacles s'accumulèrent, si bien que notre héroïne faillit renoncer à de multiples reprises. Cependant, elle se montra particulièrement entêtée et refusa d'annoncer sa défaite. Et pourtant ce maudit short mit à mal son envie même de brancher sa machine à coudre. Surmontant de nombreuses épreuves, et bien que la deadline ait été complètement dépassée, l'héroïne accomplit finalement son devoir !




Hello !

Passée cette légendaire petite introduction, je vous explique un peu plus concrètement ce boulet projet.


J'avais donc choisi le mythique short Châtaigne de Deer and Doe comme projet de janvier. Pour tout dire, je l'avais même commencé fin décembre.
En réalité, j'avais déjà tenté une version d'essai (ratée) cet été. Problème de taille, de seyant, mais difficile de débusquer le problème.

Me disant que c'était peut-être ma gradation inter-tailles qui posait souci, j'avais donc décidé de recommencer en 42. Mais là ça a été clairement trop grand (7 janvier, j'avais encore de l'avance). Bon. Impossible de tout refaire proprement en 40, donc j'ai décousu les côtés, la ceinture, l'entrejambe... c'est à dire tout sauf les poches ! Et je 'ai ressenti une grosse fatigue, et, déjà, un sacré début d'agacement profond (oxymore?)
Après quelques jours, j'ai respiré un bon coup, et recousu « sur moi » à l'instinct. Bonne pioche pour la taille. (22 janvier, c'est déjà plus compliqué niveau temps). En revanche, angoisse niveau ceinture : je rappelle qu'elle est constituée de 3 pièces devant et 4 pièces dans le dos. A centrer. Aligner sur les coutures côtés du short. Et à synchroniser avec les pinces. L'horreur intégrale. Ma patience a été très vite épuisée.
Et, pour faire court, le bout de tissu a été remisé dans un coin jusqu'aux calendes grecques !



version tout 42


Mais-car je suis pleine de contradictions- je me disais qu'il fallait impérativement que je finisse ce projet avant d'en débuter un nouveau. Sauf que je n'avais tellement pas envie de toucher à ce truc, que la machine est restée inactive pendant plusieurs semaines.
Finalement, j'ai arrêté de faire ma tête de mule, et entrepris de réaliser un projet simple et gratifiant qui me redonnerait l'envie de la couture. Ce fut une bouffée d'air frais, je vous le présente bientôt !
Ce premier pas fait, j'ai retrouvé l'énergie pour finir le short, par doses homéopatiques : une fois la ceinture avant, une autre le dos, surfiler, poser la fermeture éclair, et enfin les mini revers.
J'ai néanmoins renoncé à doubler la ceinture. J'avais prévu une taille haute, mais à la réflexion, je l'ai trouvée vraiment trop haute. Du coup, je me suis contentée d'en replier le haut sur l'envers et de faire une petite surpiqûre pour la fixer. Le résultat est une taille « semi-haute » qui me convient bien.


Mais pourquoi suis-je maudite Oscar?





Je tiens quand même à préciser que ce n'est pas le patron de Deer and Doe qui est mis en cause : tout s'emboîtait parfaitement, et le montage a été assez rapide pour la première version en 42. C'est clairement mon adaptation bidouilée qui a été laborieuse.

Mais la malédiction ne s'est pas arrêtée à la couture. J'avais écrit un article enregistré sur mon ordinateur, puis celui-ci s'est mis à bugger jusqu'à refuser de s'allumer. Bien joué.





Je l'ai déjà porté quelques fois, je le trouve finalement assez joli et confortable, et plutôt flatteur sur ma silhouette, mais impossible de le porter au boulot (je rappelle que je suis prof). Il y aura sans doute une version estivale dans un tissu plus fin (que je possède déjà) pour les vacances. Mais le travail de gradation sera à refaire, car je fais un petit régime, et depuis le mois de janvier, j'ai déjà perdu 3kgs, et donc, mon short commence déjà à être un peu grand... maudit jusqu'au bout !

C'est malgré tout dans un cas comme celui-ci que le défi de Clotilde prend tout son intérêt, car clairement, si je n'avais pas eu la pression, ce short n'aurait jamais vu le jour.

Et vous, quel a été votre projet maudit, en couture ou ailleurs ?




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